C’était le 8 février 2008 que je décidai de commencer à bloguer. À cette date, j’ouvrais mon blogue en commentant Nikolski de Nicolas Dickner. Par la suite, j’ai blogué de façon irrégulière et plus ou moins professionnellement ici.
Je dois dire que Carnet littéraire a évolué. J’ai essayé de peaufiner mon style et de commenter des ouvrages que je considérais pertinents dans le paysage littéraire contemporain.
En avril 2010, tous mes efforts ont été gratifiés par le magazine coup de pouce qui me répertoriait parmi les 25 blogues de filles à découvrir. Je fus la première surprise. Je me suis rendu compte que j’étais lue malgré le fait que peu de personnes commentent sur mon blogue. Je sais bien que l’on me visite, mais je suis toujours curieuse de connaître l’opinion des visiteurs. Mes visiteurs sont discrets. Je dois dire que j’évite de m’épancher. Je ne parle jamais de ma vie privée. Par contre, il est vrai que mes amours ont été au centre de mes poèmes et de mes petits textes. Je ne fais plus cela. Ce que j’écris à mon amoureux est si personnel, si intime que je ne laisse pas d’autres yeux lire tout cela. Puis avec tous les copieurs-colleurs qui existent sur le Net, je ne vois pas en quoi je laisserais en pâture mes textes.
Puis en décembre dernier, Simon Jodoin de Voir.ca m’a invitée à bloguer pour leur journal. J’étais extatique. Je le suis encore. En quatre ans, j’ai réussi à atteindre ce qui m’intéressait dans la vie — c’est-à-dire l’écriture —, mais je n’en reste pas là avec mon aventure. Présentement, j’étudie le journalisme. J’écris pour Quartier Libre, le journal indépendant des étudiants de l’université de Montréal, un genre de journal-école. L’expérience est ardue. J’apprends bien sûr, mais moi qui viens du monde de la littérature, je trouve si difficile d’écrire pour un journal. Quand on écrit de la fiction, nous sommes maîtres de notre texte; en journalisme, si vous saviez combien de personnes fricottent votre texte. J’ai l’impression que l’on touche le plus intime de moi-même comme si c’était une agression. Dure dure dure le journalisme, mais j’aime ça. Je rencontre des artistes, des intellectuels, des intervenants. Je suis toujours curieuse d’en savoir plus sur ce qui se passe en ville.
Je me suis surtout fait connaître grâce à ma liste des 100 romans québécois à lire. Il reçoit encore beaucoup de visites. Mais j’espère être désormais de plus en plus pertinente à l’avenir. Je veux préserver Carnet littéraire. C’est ici que j’apprends le plus.
J’avoue trouver difficile de nourrir deux blogues à la fois, étudier le journalisme et faire de la pige. Je cours toujours après les secondes qui coulent si rapidement. Même mes moments de lecture et d’écriture en souffrent. Malgré tout, je reviens toujours à mon blogue Carnet littéraire, mon lieu d’apprentissage.
Je veux remercier les lecteurs qui viennent et reviennent ici. Je sais que vous êtes là. Toutefois n'hésitez pas à m'écrire en privé ou sur le blogue lui-même. C'est grâce à vous si mon aventure est si exaltante.