Le grand nord, rude et beau - Polynie de Mélanie Vincelette

Bien plus qu’un simple roman policier, avec Polynie, Mélanie Vincelette nous dresse un portrait du grand nord rude et beau.


«Une polynie est un trou éternel dans la glace. Une source de vie et de nourriture inespérée dans l’hiver polaire. L’ouverture est entretenue par les vents et les courants, mais aussi les baleines, doivent remonter à la surface toutes les vingt minutes pour respirer.»

Le frère d’Ambroise Nicolet est assassiné dans le grand Nord, sur l’île de Baffin. Le corps est retrouvé par Lumi, une effeuilleuse du bar d’un hôtel, le Cercle polaire. Soupçonnée du crime, elle est arrêtée. Ambroise est cuisinier pour une petite mine d’or à deux jours de traîneau d’Iqualuit. C’est lui le narrateur. Bien sûr, il y aura un subtile dévoilement des indices du crime par une journaliste délurée de l’endroit, mais le fil d’Ariane est plutôt les déchirements intérieurs du narrateur. Ambroise aime en silence la glaciologue Marceline. Il n’a jamais osé lui révéler son amour pour elle. Qui sont les ennemis de son frère ? Lui, qui affirme que les Chinois ont découvert l’Amérique et qui en possède la preuve.

Polynie n’est pas un polar dans le sens strict du terme, ni même un roman policier.  L’intrigue n’est pas policière, bien qu’il y ait mystère. Elle se situe davantage dans le dévoilement des liens fraternels qui existent entre Ambroise et son frère.

L’auteur nous donne à lire un véritable roman sur la vie peu commune dans le fabuleux archipel polaire canadien. Écrit de façon subtile et originale, Polynie est en quelque sorte un voile levé sur un territoire inconnu et secret. C’est un roman où l’on respire le grand nord à chaque phrase.

Polynie est l’un des cinq romans en lice pour  le prix des Collégiens de l’édition 2012.


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