Archive for décembre 2011

Une aventure avec Voir et quelques suggestions de cadeaux

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        Je suis invitée à une belle aventure, celle de bloguer pour le journal web de Voir. Je suis bien heureuse que le Voir ait pensé à moi et je les remercie. J’aurai donc le plaisir de partager l’espace web avec d’autres blogueurs que vous connaissez peut-être déjà. Veuillez visiter la présentation du directeur du développement des nouveaux médias, Simon Jodoin : Première liste des blogueurs qui se joindront au Voir et à notre programme de remise des revenus publicitaires.  Allez jeter également un coup d'oeil aux blogues des blogueurs choisis. Cela vous donnera déjà un avant-goût de ce qui vous attend en janvier. D’autres noms s’ajouteront à cette liste bientôt.

Inutile de vous dire que j’ai bien hâte de commencer. Je bloguerai un peu sur la littérature bien évidemment, mais aussi sur différents sujets d’actualité qui me tiennent à coeur. J’ai déjà quelques idées en tête. Je ne vends pas la mèche tout de suite.

Je vous assure que Carnet littéraire sera maintenu, mais à un rythme que je ne peux prédire. Entre mes études universitaires, Voir, Quartier Libre, sans oublier mon amoureux, je suis une femme plutôt occupée. Devrai-je donc m’armer d’une calculette pour gérer mon temps ? J’espère bien que non.

Je profite de l’occasion pour vous souhaiter un joyeux temps des fêtes. Si vous n’avez pas terminé d’acheter vos cadeaux, voici quelques suggestions :


Maus de Art Spiegelman : une histoire de la deuxième guerre mondiale où les nazis sont des chats.


Paul au Parc   : Vous savez qui c'est. :) 

Le sablier des Solitudes de Jean-Simon Desrochers. J'en parle ici »

La biographie de Gaston Miron de Pierre Nepveu  






Les douzes hommes rapaillés 

L'argot d'éros de Robert Giraud. J'en parle ici »



Au revoir Louky

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Auteure phare de la littérature féministe n’est plus. Louky Bersianik, auteure méconnue aujourd'hui et ignorée des critiques à une certaine époque, est décédée le 3 décembre à l’âge de 81 ans. 


À la fois poète, romancière et essayiste, elle est née en 1930 à Montréal sous le nom de Lucille Durand. Au début des années 50, elle fait des études en lettres françaises à l’Université de Montréal où elle obtient sa maîtrise. Puis en 1953, elle s’inscrit au doctorat à la Sorbonne. Par la suite, elle s’inscrit au centre d’études de radio et de télévision d’Issy-les-Moulineaux où elle obtient un diplôme en 1960. Elle séjourne à Paris de 1953 à 1960. Elle écrit alors plusieurs récits pour enfants. Elle fait des stages dans les studios de cinéma d’animation tchèques, italiens et français. De retour au Québec, elle crée en 1964 le Bureau spécialisé de Documentation journalistique du Cegep du Vieux-Montréal. Louky Bersianik a écrit des textes pour la radio, la télévision et le cinéma.

C’est en  1976 que L’Euguélionne est publié. Il est le premier grand livre féministe au Québec. Il a donc été qualifié de «bible féministe» par certains. Dans ce livre d’un genre hybride mêlant essai philosophique et fiction, le personnage retrace toutes les formes d’oppression subies par les femmes à travers les siècles.


L’Euguélionne ( celle qui porte la bonne nouvelle) vient sur terre, à la recherche du «mâle de son espèce».  À la fois une satire, une bible féminine, un manifeste, une nouvelle grammaire, un poème, un pamphlet, c’est un livre de la révolution féminine. C’est une oeuvre majeure qui a fait grand bruit.

Extrait : « 1006. Car, dit l’Euguélionne, j’ai constaté avec tristesse que rien n’est plus caricatural qu’une femme sur votre planète. Parce qu’elle est censée être ceci et cela, d’abord être jeune, puis mesurer ceci, peser cela, avoir l’air de ceci, sourire comme cela, porter ceci, se tenir comme cela. Et comme c’est la minorité qui est capable de supporter tous ces masques et parce qu’on n’est jeune qu’une fois, il en résulte que la femme est une véritable caricature, en fait ou en puissance. Il faut que les Hommes – qui ne sont déjà pas tellement drôles – s’amusent aux dépens de quelqu’un  ! » (Page 311)

En 1980, Louky Bersianik collabore à l’écriture de textes de chansons de Richard Séguin pour l’album Trace et contraste. L’année suivante, Richard Séguin remporte le prix de la meilleure chanson à Antibes avec Chanson pour durer toujours. Il remporte également le prix de premier disque à Spa en Belgique.

Les autres ouvrages de Bersianik n’ont pas connu le même retentissement que L’Euguélionne. Il y a eu Maternative (1980) où elle invente le mot clitorivage pour décrire le sexe féminin.
Extrait de Maternative :


« LA SPLENDEUR

laisse-moi t’approcher
laisse-moi te toucher toute et te fragmenter par
petites touches
laisse-moi ma plurielle de fond en comble te
dévaster
trouver réunies au secret ma soif et mon ruisseau
ma verdure et ma faim
lécher jusqu’au cœur notre vaste complot
laisse mon corps immobile entrer chez lui par les
seuils incalculables de ton corps inamovible
laisse s’accomplir à l’infini vertigineux du temps
vertical cette opération-extase infiniment longue et
infiniment aimable
que mon désir me conduise à tes seins et que le
satin soit la doublure de ma bouche tissé sur ton cœur
battant
laisse-moi connaître ton sexe et qu’il soit ou non
de velours laisse-moi le bercer
laisse-moi recueillir l’huile prodigieuse de cette
amande douce pour en lisser les feuillages de ta vulve
laisse-moi naviguer en toi
laisse-moi faire ce naufrage dont nous rêvions et
laisse-moi en ta perdition
laisse-moi aborder au clitorivage heureux de ton
corps heureux laisse-moi m’y reposer
laisse-moi me reposer en toi de cette définitive
splendeur »

Il y a eu aussi Axes et eau/poèmes de "La bonne chanson", (1984), Kerameikos, 1987, La Main tranchante du symbole, (1989), Le Pique-nique sur l’Acropole, (1992).

Selon Mélissa Guillemette dans Le Devoir, l’auteure écrivait toujours, même jusqu’à ses derniers instants. Elle avait d’ailleurs un projet de recueil de tous ses poèmes et planifiait rééditer L’Euguélionne.

Je convie les jeunes femmes à lire L’Euguélionne. C’est une oeuvre incontournable qui aura toujours un écho vibrant.  


Autre articles à lire :


Le temps file...

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À cause de mes études universitaires, je trouve de moins en moins le temps de lire et d’écrire. Mes projets d’écriture sont sous le tapis. Disons que pour être plus précise, je continue d’écrire, mais je le fais surtout pour mon amoureux. Je compose des poèmes et des textes que je lui envoie par courriel. Je ne les publie pas ici sur mon blogue parce que je ne veux pas dévoiler mon intimité, vous comprendrez. Ce que nous nous envoyons, c’est sacré.

Mon projet de roman est donc sur le carreau depuis un bon moment. Il sèche. Par contre, un autre projet est né. J’écris désormais des contes érotiques cruels. Ils sont courts et percutants. Étranges aussi. Je me dis que si je continue comme ça, je vais pouvoir en faire un recueil. Je crois que c’est un passage obligé pour moi de maîtriser la brièveté, avant de me lancer dans un projet romanesque. La charge de travail est tout autant ardue. L’art du bref est incroyablement difficile, mais semble-t-il, que j’ai le talent pour ça. Dixit mon amoureux.

Ainsi, j’espère que pendant les vacances des fêtes, je pourrai davantage lire pour nourrir mon blogue.  Puis j’aimerais me trouver du temps pour m’avancer dans mes projets d’écriture.

Précision : j’ai décidé que je ne parlerai pas du roman de Defalvard. Depuis qu’il a dit que le roman est facho, j’ai en horreur ce jeune écrivain. On peut l‘excuser en raison de son jeune âge... Ce n’est pas jojo être jeune de nos jours, surtout quand on est écrivain en plus. Enfin bref, passons...


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