samedi 23 janvier 2010

L'auteur américain James Ellroy dit qu'il a commis une erreur

C'est un français qui a rencontré l'auteur qui affirme avoir commis une erreur au sujet du meurtrier dans l'histoire du Dahlia noir. Je n'ai jamais lu Le Dhalia noir mais un article du Nouvel Observateur " Brève rencontre avec James Ellroy : Même Dieu fait des erreurs" m'a complètement titillé. Un auteur de polar qui dit s'être trompé, ça n'arrive pas souvent.
Je vous rappelle les grandes lignes de ce roman basé sur une histoire vraie. C'est un 15 janvier 1947 que le cadavre atrocement mutilé d'Elisabeth Short a été retrouvé dans un terrain vague de la 39e avenue et Norton street. Si vous connaissez la vie de James Elllroy vous n'êtes pas sans savoir que sa mère a été assassiné le 22 juin 1958. Alors Le dhalia noir est une fiction. Mais le livre « L'affaire du Dahlia Noir » (« Black Dahlia Avenger ») n'est pas une fiction mais bien un récit d'enquête de Steve Hodel, ex-chef des inspecteurs au LAPD, qui pense avoir résolu l'affaire. En plus de cinq cents pages, ce policier à la retraite démontre que l'assassin de Betty Short n'est nul autre que son père, le Dr George Hodel, chirurgien et psychiatre, mort d'une crise cardiaque en 1999 sans avoir été inquiété par la police. Un père psychopathe dont le fils laisse entendre qu'il pourrait aussi être le tortionnaire de Geneva Ellroy, la mère de James. Après avoir lu le manuscrit de Steve Hodel il accepta de rédiger l'avant-propos. Il y écrit : « Steve Hodel m'a convaincu. Tout ce qu'il sait est répertorié, et de manière concluante, dans ce livre ». L'affaire du Dahlia Noir paraissait donc enfin résolue.
« L'affaire du Dahlia Noir » a connu un certain succès d'autant plus qu'il mettait dans l'eau chaude deux noms connu dont le cinéaste John Huston et le photographe Man Ray. Vous pouvez entendre la rencontre entre Stéphane Boulan et James Ellroy sur la page du Nouvel Observateur. Il dit que George Hodel n'est pas le tueur. Twit This!

samedi 2 janvier 2010

Recevoir des voeux de VLB

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mercredi 30 décembre 2009

Comment séduire un vampire ?

Comment reconnaître un vampire d’un garçon ? Que pense-t-il de vous ? Comment ne pas confondre un pur attrait pour votre sang avec un amour éternel?

Écrit avec humour, Vlad Mezrich, vampire de plusieurs siècles, vous conseille et vous guide astucieusement à travers les aléas d'une vie en compagnie d'un vampire. Comment séduire un vampire (sans y laisser sa peau) ne fera pas de vous une victime mais bien une amoureuse avertie.

Pour les passionnées de vampires qui aiment les morsures, voici un livre qui vaut le détour.

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mercredi 23 décembre 2009

Suggestions de cadeau de Noël pour les grands lecteurs

Vous n'avez pas encore acheté de cadeaux de Noël. Vous êtes désemparé. Vous ne savez pas quel livre acheter. Voici une petite liste de livres à offrir pour des grands lecteurs.

Tarmac est un livre dont on n'a pas entendu beaucoup parlé. Je profite du temps des fêtes pour en parler. Si vous connaissez Dickner pour son premier roman déroutant Nikolski, vous serez ravi par celui-ci. Qu'est-ce qu'un Tarmac ? C'est la partie réservée à la circulation et au stationnement des avions. Voilà un titre bien étrange pour un roman. Dickner nous raconte l'histoire de Hope Randall, une jeune femme qui est aux prises avec rien de moins que la fin du monde. Sa mère est une obsédée par une possible fin du monde et pète des crises quand elle croît venir la fin. En fait aussi loin que remonte sa famille, tous ont été préoccupé par cette fin du monde. Elle voit des signes partout. En voyant la date d'expiration d'un sachet de ramen, le 7 juillet 2001, elle croît fermement que cela pourrait bien être la date butoir. Hope est une fille extrêmement brillante qui possède des connaissances hors du commun. Le narrateur est Michel Bauermann, ou Mickey, jeune homme sensible et intelligent, est issu d'une famille qui produit du béton depuis plusieurs générations. Hope trouve un certain réconfort auprès de cet ami à qui elle raconte sa vie, ses obsessions et les obsessions de sa mère. Un livre touffu de trouvailles. Un incontournable de la littérature québécoise. Nicolas Dickner est en train de se tailler une place dans la littérature d'ici.




Pour les amateurs d'art, je vous propose Women Artists, Femmes artistes du XX ème et du XXIème siècle publié aux édiction Taschen. Comme le titre l'indique on y répertorie toutes ses femmes artistes qui ont traversé le siècle dont Laurie Anderson, Fridha Khalo, Nan Goldin et Marlene Dumas. Certaines sont plus connus que d'autres. Comme dans bien des domaines, les femmes artistes ont de la difficulté à se faire connaître. Un petit livre de 190 pages fort intéressant et instructif.



Pour les amoureux de roman policier, il y a L'homme chauve-souris de Jo Nesbo. C'est l'histoire de l'inspecteur norvégien Harry Hole qui doit enquêter sur la mort tragique d'une jeune norvégienne sauvagement jetée d'une falaise en Australie. Gagnant du prix du meilleur roman policier nordique en 1998, l'auteur nous embarque dans une aventure dont le héros est une sorte d'antihéros dont le métier est simplement policier. Il a des failles comme tous les hommes. Étrangement, voilà une grande force dans l'oeuvre de Nesbo. Il dresse un portrait troublant de vérités les personnages et les scènes. À lire absolument.



Pour les adolescents expert en littérature et qui veulent pratiquer leur anglais, je ne saurais trop recommander l'excellente série Uglies, Pretties, Specials, Extras et Secrets. Ce ne sont pas des romans à l'eau de rose. Scott Westerfield nous raconte l'histoire d'une jeune femme qui vit dans un monde futuriste où la beauté est primordiale. Passer les seize ans, les jeunes Uglies doivent passer au stade de Pretties en subissant une chirurgie plastique. Une série de romans merveilleusement bien écrite pour les adolescents qui aiment la science-fiction.Il existe un coffret mais vous pouvez acheter les tomes séparément également.



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mardi 8 décembre 2009

Amour et Jules de Claude Champagne



Un roman noir et lumineux, tout à la fois, pour adolescents. Jules a vingt ans et aime Sophie depuis son adolescence. C'est l'amour de sa vie qu'il aime tout simplement appeler Amour. Jeune peintre torturé par le fantôme de Sophie et par la mort elle-même, on assiste au tumulte émotionnel de Jules.

Comme tout jeune artiste, sa vie est difficile. Pendant qu'il sombre dans la tristesse la plus noire, il doit survivre. Pendant que Amour et la Mort le torture dans son petit appartement, il s'y enferme et revisite les moments précieux de son adolescence.

Amour et Jules est une grande histoire d'amour merveilleusement bien écrite avec une plume généreuse. Si vous voulez offrir à vos adolescents une lecture enrichissante et lumineuse, ce roman dépasse toutes les harlequinades du roman populaire Twilight.





Pour en savoir plus sur Claude Champagne, visitez son site internet en cliquant ici.


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vendredi 4 décembre 2009

Petit coucou aux lecteurs

Ça fait un bail que je ne vous ai pas écrit. Vous m'en voyez désolée. J'ai un nouveau travail et je fais de la radio sur le web. Ce qui gruge beaucoup de mon temps. Je n'ai presque plus le temps de lire et de me pencher sur mes propres projets d'écriture. Mais ne vous en faîtes pas. J'ai quelques suggestions de lecture pour le temps des fêtes. D'ici quelques jours, j'aurai un nouveau billet sur des livres à offrir à quelqu'un qu'on aime ou que l'on peut s'offrir à soi. À bientôt. Twit This!

mardi 24 novembre 2009

Petite fille brochée au ciel de Catherine Harton

Fondée en 2004 par Kim Doré et Jean-François Poupart, Poètes de brousse est une petite maison d’édition montréalaise consacrée à la poésie. Leur catalogue nous présente une jolie collection de recueils de poésie tous plus intéressants les uns que les autres.

Je me suis procurée Petite Fille brochée au ciel de Catherine Harton. Je dois admettre que c'est le titre qui m'a accrochée.

Extrait :
"Comptines de bêtes à mâcher

ce sont nos voix

qui ne caressent plus

l'inconsolable"

En lisant Harton, on croirait entendre la voix d'une enfant surdouée. Jeux d'enfants, jeux de mots avec le thème de l'enfance et de la mort qui n'est jamais trop loin. Il y a des blessures et la langue du poète est un mélange de dureté et de tendresse.

Extrait:
" Vois je ne porte plus l'araignée en mes cheveux
à dégriser l'aube sa mue elle-même épinglée au carrelage
maquillage qui nous rajuste le corps à temps perdu
leur ricanement décrète l'incendie au bas de l'échelle
sans myocarde combien d'abdomens où prolifère l'amour
cette argile ne fait pas terrain d'exception
avec le sang du vol plané
nos faux-pas en rajoutent
tendresse d'électrochocs tracée au stencil"

Harton comme une véritable poète écrit avec son corps et son sang. Écrire fait partie de sa chair.

"je parle je ne saigne plus correctement
je parle monosyllabique
je parle des infections
je parle végétale
Je parle comme on décapite les livres
à voix basse"

Je suis bien d'accord : la poésie doit être un murmure qui déchire. Avec une langue sans achoppement, on chuchote les meurtrissures et les blessures. Crier sans crier. Voilà la puissance de la poésie.

Harton possède une voix et une approche uniques. Elle mérite que l'on s'attarde à son écriture. Il ne faudrait surtout pas que Harton arrête d'écrire. Je suis certaine qu'elle a encore beaucoup de secrets à nous murmurer.

Catherine Harton est née à Montréal en 1983. Ce recueil est son premier livre.

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dimanche 15 novembre 2009

La peinture dans le cadre de la poésie






Je me suis remise à la lecture de poésie. Ma curiosité m'a mené tout droit sur un tout petit recueil de prose poétique intitulé Cassé-bleu écrit par le maintenant bien connu, Tristan Malavoy-Racine, chroniqueur littéraire du journal Voir.
Le choix de la couverture de Cassé-bleu n'est pas un hasard. Le poète a choisi une illustration coloré de Nicolas de Staël. Voilà qui est bien choisi puisque Bleu-Cassé est un recueil qui est consacré à l'oeuvre de ce peintre que je ne connaissais pas. C'est un artiste qui se bat entre le figuratif et l'abstrait.

Ainsi Malavoy-Racine ouvre son recueil par une citation de l'artiste adressé à René Char :

Le "cassé-bleu" c'est l'absolument merveilleux au bout d'un moment la mer est rouge, le ciel jaune et les sables violets, et puis cela revient à la carte postale de bazar mais ce bazar-là et cette carte je veux bien m'en imprégner jusqu'au jour de ma mort.


Malavoy-Racine a consulté des ouvrages sur l'artiste pour écrire des petites proses inspirées de la peinture de l'artiste. Ainsi, couleurs et lignes forment des paysages de "ciels brûlés" et des "dunes citrons". Nous ne sommes pas dans la musicalité de la langue, bien que l'écriture de Malavoy-Racine soit belle et juste; nous sommes dans la perspective. La poésie ici se trouve dans un cadre. Je n'ai pas vu les toiles de Nicolas de Staël. J'ai bien sûr fait une petite recherche sur internet et j'ai pu apprécier quelques-unes de ses toiles. J'ai donc fait une découverte.

Recueil-hommage que le poète nous rend, écrit d'une manière bien habile. Mais j'aimerais bien connaître les motivations du poète pour consacrer tout un recueil à un artiste peu connu. L'esthète l'a poussé à écrire sur un autre esthète. Se reconnaît=il dans son oeuvre ? Qu'est-ce qui le touche en tant que poète ?

À la suite de cette lecture, j'ai ressenti un certain malaise devant la jolie poésie. Les poètes qui consacrent une oeuvre complète à un artiste me semble un exercice d'ordre purement esthétique.

Cassé-bleu, troisième recueil de Malavoy-Racine, est un très bel exercice de style, joliement écrit, mais malheureusement la charge poétique n'est pas assez forte pour que je tombe sous son charme. Il y a de jolies formules mais peu d'émotions. Cela dit, Cassé-bleu est un recueil à lire certes. Vous serez satisfait si vous cherchez du plaisir esthétique uniquement. Très beau mais ça manque de tripes.


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lundi 28 septembre 2009

Pistes de réflexion philosophique

Je lis peu de philosophe. Ce n'est pas que je n'aime pas la philosophie. Loin de là. Mais je n'ai pas le réflexe de lire de la philosophie. Je me suis penchée sur La puissance d'exister de Michel Onfray dont j'apprécie l'intelligence. Quoiqu'il en soit, je me suis plongée dans ce livre qui, je le dis tout de suite, n'est pas une mince tâche. Je ne suis donc peut-être la meilleure personne pour faire une critique de l'oeuvre de Onfray. Je vous aurai averti.

On comprend très vite que Onfray fait une critique à prime abord de la philosophie et de son enseignement. Il dénonce l'omniprésence de Platon.

Ensuite il critique la religion bien sûr mais cherche à expliquer un "athéisme post-chrétien". Qu'est-ce qu'un véritable athée aujourd'hui pour Onfray ? Nous n'avons pas de réponses. Peut-être en cherche-t-il lui même ?
Puisque je n'y ai trouvé aucune explication.

Il s'attaque aussi à l'art. " Je nomme donc art contemporain l’art qui suit le premier Préfait " Lisez Ready-made. L'art commencerait là. Ainsi il ne nous parle pas de l'Art dans ce chapitre mais du Beau. Il surfe sur la notion et nous parle de l'art post-moderne : " des artistes qui travaillent sur le clonage, le génie génétique, la transgénèse… qui, pour en être post-modernes n’en sont pas moins artistiques. "

Son cinquième chapitre intitulé une bioéthique prométhéenne, il écrit : "Si l'eugénisme est condamnable, ça n'est pas en soi, dans l'absolu, mais par l'épithète qui le qualifie. Quid, par exemple, d'un eugénisme libertaire ?" Ce en quoi il répond : " Donc : diminuer les occasions d'une présence douloureuse au monde." Oui bien sûr on est d'accord.

Mais il écrit aussi : " Que suppose dépasser l’Humain ? Non pas la fin de l’humain, l’inhumain ou le post-humain, mais le post-humain qui conserve l’humain tout en le dépassant." Onfray nous fait réfléchir et je cherche d'autres livres qui pourront certainement enrichir ma pensée sur la chose.

Dans son dernier chapitre, Une politique libertaire, je croyais bien trouver réponse à toutes les questions que l'auteur soulève dans les chapitres précédants. Mais non ! Il soulève le mot anarchisme que l'on lit sans surprise. Ils nous parlent de résistance face aux mécanismes de nos sociétés capitalistes. Il croît en des ïlots libertaires qui se relieraient et créeraient un réseau pour en faire une "toile d'araignée libertaire peut endommager un mécanisme élaboré de longue date". Il termine son chapitre par la question d'une politique hédoniste existe-t-elle ? Onfray ne croît pas en une révolution planétaire mais une révolution à petite échelle. " La révolution s'effectue autour de soi, à partir de soi, en intégrant des individus choisis pour participer à ces expériences fraternelles. Ces micro-sociétés électives activent des micro-résistances efficaces pour faire pièce momentanément au micro-facismes dominants." Voilà bien la seule phrase qui m'a rejointe dans ce livre.

En conclusion, si vous voulez des pistes de réflexions, La puissance d'exister vous offre tout un chantier. Mais vous offre peu de réponses. J'ai été quelque peu déçue de ma lecture mais je ne délaisse pas Onfray pour autant. Je lirai certainement un autre livre de sa plume.

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dimanche 27 septembre 2009

Un message de VLB sur la mort de Pierre Falardeau

Pierre Falardeau


Pierre Falardeau n’était pas mon ami, mais bien davantage : un complice qui me stimulait, rendant ainsi impossible tout découragement dans un pays-pas-encore-pays par la faute de ses élites bourgeoises, corporatistes et veules. Pierre Falardeau et moi, nous partagions la profondeur de ce mot de Nietzsche qui a écrit :
« Si tu veux cultiver le pays, cultive-le à la charrue. Ainsi tu feras la joie de l’oiseau comme du loup qui suit la charrue. Tu feras la joie de toute créature. »
Pierre Falardeau a été à la hauteur du mot de Nietzsche. Voilà pourquoi sa mort ne me rend pas d’une tristesse infinie. Les prophètes authentiques sont porteurs de joie pour tout un chacun, l’oiseau, le loup et l’humain. C’est cette grande leçon de choses que nous devons à Pierre Falardeau.
À sa famille, à ses amis, à toutes ces Québécoises et à tous ces Québécois qui cultivent le pays à la charrue, j’offre mon recueillement et le partage de cette joie que Pierre Falardeau a su si bien incarner. Elle est nôtre désormais. Alors, retroussons nos manches et portons cette joie exigeante jusqu’à notre indépendance comme peuple et comme nation.

Victor-Lévy Beaulieu
Trois-Pistoles
Ce 27 septembre 2009 Twit This!