mardi 8 décembre 2009

Amour et Jules de Claude Champagne



Un roman noir et lumineux, tout à la fois, pour adolescents. Jules a vingt ans et aime Sophie depuis son adolescence. C'est l'amour de sa vie qu'il aime tout simplement appeler Amour. Jeune peintre torturé par le fantôme de Sophie et par la mort elle-même, on assiste au tumulte émotionnel de Jules.

Comme tout jeune artiste, sa vie est difficile. Pendant qu'il sombre dans la tristesse la plus noire, il doit survivre. Pendant que Amour et la Mort le torture dans son petit appartement, il s'y enferme et revisite les moments précieux de son adolescence.

Amour et Jules est une grande histoire d'amour merveilleusement bien écrite avec une plume généreuse. Si vous voulez offrir à vos adolescents une lecture enrichissante et lumineuse, ce roman dépasse toutes les harlequinades du roman populaire Twilight.





Pour en savoir plus sur Claude Champagne, visitez son site internet en cliquant ici.


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vendredi 4 décembre 2009

Petit coucou aux lecteurs

Ça fait un bail que je ne vous ai pas écrit. Vous m'en voyez désolée. J'ai un nouveau travail et je fais de la radio sur le web. Ce qui gruge beaucoup de mon temps. Je n'ai presque plus le temps de lire et de me pencher sur mes propres projets d'écriture. Mais ne vous en faîtes pas. J'ai quelques suggestions de lecture pour le temps des fêtes. D'ici quelques jours, j'aurai un nouveau billet sur des livres à offrir à quelqu'un qu'on aime ou que l'on peut s'offrir à soi. À bientôt. Twit This!

mardi 24 novembre 2009

Petite fille brochée au ciel de Catherine Harton

Fondée en 2004 par Kim Doré et Jean-François Poupart, Poètes de brousse est une petite maison d’édition montréalaise consacrée à la poésie. Leur catalogue nous présente une jolie collection de recueils de poésie tous plus intéressants les uns que les autres.

Je me suis procurée Petite Fille brochée au ciel de Catherine Harton. Je dois admettre que c'est le titre qui m'a accrochée.

Extrait :
"Comptines de bêtes à mâcher

ce sont nos voix

qui ne caressent plus

l'inconsolable"

En lisant Harton, on croirait entendre la voix d'une enfant surdouée. Jeux d'enfants, jeux de mots avec le thème de l'enfance et de la mort qui n'est jamais trop loin. Il y a des blessures et la langue du poète est un mélange de dureté et de tendresse.

Extrait:
" Vois je ne porte plus l'araignée en mes cheveux
à dégriser l'aube sa mue elle-même épinglée au carrelage
maquillage qui nous rajuste le corps à temps perdu
leur ricanement décrète l'incendie au bas de l'échelle
sans myocarde combien d'abdomens où prolifère l'amour
cette argile ne fait pas terrain d'exception
avec le sang du vol plané
nos faux-pas en rajoutent
tendresse d'électrochocs tracée au stencil"

Harton comme une véritable poète écrit avec son corps et son sang. Écrire fait partie de sa chair.

"je parle je ne saigne plus correctement
je parle monosyllabique
je parle des infections
je parle végétale
Je parle comme on décapite les livres
à voix basse"

Je suis bien d'accord : la poésie doit être un murmure qui déchire. Avec une langue sans achoppement, on chuchote les meurtrissures et les blessures. Crier sans crier. Voilà la puissance de la poésie.

Harton possède une voix et une approche uniques. Elle mérite que l'on s'attarde à son écriture. Il ne faudrait surtout pas que Harton arrête d'écrire. Je suis certaine qu'elle a encore beaucoup de secrets à nous murmurer.

Catherine Harton est née à Montréal en 1983. Ce recueil est son premier livre.

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dimanche 15 novembre 2009

La peinture dans le cadre de la poésie






Je me suis remise à la lecture de poésie. Ma curiosité m'a mené tout droit sur un tout petit recueil de prose poétique intitulé Cassé-bleu écrit par le maintenant bien connu, Tristan Malavoy-Racine, chroniqueur littéraire du journal Voir.
Le choix de la couverture de Cassé-bleu n'est pas un hasard. Le poète a choisi une illustration coloré de Nicolas de Staël. Voilà qui est bien choisi puisque Bleu-Cassé est un recueil qui est consacré à l'oeuvre de ce peintre que je ne connaissais pas. C'est un artiste qui se bat entre le figuratif et l'abstrait.

Ainsi Malavoy-Racine ouvre son recueil par une citation de l'artiste adressé à René Char :

Le "cassé-bleu" c'est l'absolument merveilleux au bout d'un moment la mer est rouge, le ciel jaune et les sables violets, et puis cela revient à la carte postale de bazar mais ce bazar-là et cette carte je veux bien m'en imprégner jusqu'au jour de ma mort.


Malavoy-Racine a consulté des ouvrages sur l'artiste pour écrire des petites proses inspirées de la peinture de l'artiste. Ainsi, couleurs et lignes forment des paysages de "ciels brûlés" et des "dunes citrons". Nous ne sommes pas dans la musicalité de la langue, bien que l'écriture de Malavoy-Racine soit belle et juste; nous sommes dans la perspective. La poésie ici se trouve dans un cadre. Je n'ai pas vu les toiles de Nicolas de Staël. J'ai bien sûr fait une petite recherche sur internet et j'ai pu apprécier quelques-unes de ses toiles. J'ai donc fait une découverte.

Recueil-hommage que le poète nous rend, écrit d'une manière bien habile. Mais j'aimerais bien connaître les motivations du poète pour consacrer tout un recueil à un artiste peu connu. L'esthète l'a poussé à écrire sur un autre esthète. Se reconnaît=il dans son oeuvre ? Qu'est-ce qui le touche en tant que poète ?

À la suite de cette lecture, j'ai ressenti un certain malaise devant la jolie poésie. Les poètes qui consacrent une oeuvre complète à un artiste me semble un exercice d'ordre purement esthétique.

Cassé-bleu, troisième recueil de Malavoy-Racine, est un très bel exercice de style, joliement écrit, mais malheureusement la charge poétique n'est pas assez forte pour que je tombe sous son charme. Il y a de jolies formules mais peu d'émotions. Cela dit, Cassé-bleu est un recueil à lire certes. Vous serez satisfait si vous cherchez du plaisir esthétique uniquement. Très beau mais ça manque de tripes.


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lundi 28 septembre 2009

Pistes de réflexion philosophique

Je lis peu de philosophe. Ce n'est pas que je n'aime pas la philosophie. Loin de là. Mais je n'ai pas le réflexe de lire de la philosophie. Je me suis penchée sur La puissance d'exister de Michel Onfray dont j'apprécie l'intelligence. Quoiqu'il en soit, je me suis plongée dans ce livre qui, je le dis tout de suite, n'est pas une mince tâche. Je ne suis donc peut-être la meilleure personne pour faire une critique de l'oeuvre de Onfray. Je vous aurai averti.

On comprend très vite que Onfray fait une critique à prime abord de la philosophie et de son enseignement. Il dénonce l'omniprésence de Platon.

Ensuite il critique la religion bien sûr mais cherche à expliquer un "athéisme post-chrétien". Qu'est-ce qu'un véritable athée aujourd'hui pour Onfray ? Nous n'avons pas de réponses. Peut-être en cherche-t-il lui même ?
Puisque je n'y ai trouvé aucune explication.

Il s'attaque aussi à l'art. " Je nomme donc art contemporain l’art qui suit le premier Préfait " Lisez Ready-made. L'art commencerait là. Ainsi il ne nous parle pas de l'Art dans ce chapitre mais du Beau. Il surfe sur la notion et nous parle de l'art post-moderne : " des artistes qui travaillent sur le clonage, le génie génétique, la transgénèse… qui, pour en être post-modernes n’en sont pas moins artistiques. "

Son cinquième chapitre intitulé une bioéthique prométhéenne, il écrit : "Si l'eugénisme est condamnable, ça n'est pas en soi, dans l'absolu, mais par l'épithète qui le qualifie. Quid, par exemple, d'un eugénisme libertaire ?" Ce en quoi il répond : " Donc : diminuer les occasions d'une présence douloureuse au monde." Oui bien sûr on est d'accord.

Mais il écrit aussi : " Que suppose dépasser l’Humain ? Non pas la fin de l’humain, l’inhumain ou le post-humain, mais le post-humain qui conserve l’humain tout en le dépassant." Onfray nous fait réfléchir et je cherche d'autres livres qui pourront certainement enrichir ma pensée sur la chose.

Dans son dernier chapitre, Une politique libertaire, je croyais bien trouver réponse à toutes les questions que l'auteur soulève dans les chapitres précédants. Mais non ! Il soulève le mot anarchisme que l'on lit sans surprise. Ils nous parlent de résistance face aux mécanismes de nos sociétés capitalistes. Il croît en des ïlots libertaires qui se relieraient et créeraient un réseau pour en faire une "toile d'araignée libertaire peut endommager un mécanisme élaboré de longue date". Il termine son chapitre par la question d'une politique hédoniste existe-t-elle ? Onfray ne croît pas en une révolution planétaire mais une révolution à petite échelle. " La révolution s'effectue autour de soi, à partir de soi, en intégrant des individus choisis pour participer à ces expériences fraternelles. Ces micro-sociétés électives activent des micro-résistances efficaces pour faire pièce momentanément au micro-facismes dominants." Voilà bien la seule phrase qui m'a rejointe dans ce livre.

En conclusion, si vous voulez des pistes de réflexions, La puissance d'exister vous offre tout un chantier. Mais vous offre peu de réponses. J'ai été quelque peu déçue de ma lecture mais je ne délaisse pas Onfray pour autant. Je lirai certainement un autre livre de sa plume.

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dimanche 27 septembre 2009

Un message de VLB sur la mort de Pierre Falardeau

Pierre Falardeau


Pierre Falardeau n’était pas mon ami, mais bien davantage : un complice qui me stimulait, rendant ainsi impossible tout découragement dans un pays-pas-encore-pays par la faute de ses élites bourgeoises, corporatistes et veules. Pierre Falardeau et moi, nous partagions la profondeur de ce mot de Nietzsche qui a écrit :
« Si tu veux cultiver le pays, cultive-le à la charrue. Ainsi tu feras la joie de l’oiseau comme du loup qui suit la charrue. Tu feras la joie de toute créature. »
Pierre Falardeau a été à la hauteur du mot de Nietzsche. Voilà pourquoi sa mort ne me rend pas d’une tristesse infinie. Les prophètes authentiques sont porteurs de joie pour tout un chacun, l’oiseau, le loup et l’humain. C’est cette grande leçon de choses que nous devons à Pierre Falardeau.
À sa famille, à ses amis, à toutes ces Québécoises et à tous ces Québécois qui cultivent le pays à la charrue, j’offre mon recueillement et le partage de cette joie que Pierre Falardeau a su si bien incarner. Elle est nôtre désormais. Alors, retroussons nos manches et portons cette joie exigeante jusqu’à notre indépendance comme peuple et comme nation.

Victor-Lévy Beaulieu
Trois-Pistoles
Ce 27 septembre 2009 Twit This!

vendredi 25 septembre 2009

Isabelle Fortier alias Nelly Arcan n'est plus



J'ai appris ce matin avec stupéfaction la mort de la jeune écrivaine québécoise Nelly Arcan. Nous avons peu de renseignements sur les circonstances du drame mais la police traite l'affaire comme un suicide. De son vrai nom, Isabelle Fortier est née à Mégantic en estrie. Elle étudie en études littéraires à l'UQAM.

Dès son premier roman, on reconnaît une plume coupante tel un scalpel qui veut laisser sa trace chez son lecteur. En racontant sa vie d'escorte qui a duré cinq ans, elle met en place les pièces de son oeuvre à venir. Critique du monde de l'image, critique de la femme-objet ou femme-viande, critique des relations hommes-femmes. Elle avait déjà un regard et une voix uniques dans le monde littéraire d'aujourd'hui.

Son dernier roman Paradis clef en main, qui paraîtra d'ici peu aux éditions coups de tête, raconte l'histoire d'une femme qui fait appel à une agence aidant les gens à se suicider. Le directeur de cette maison d'édition dit que c'est une oeuvre plutôt optimiste puisque le personnage rate son suicide. Étrangement, ce roman est un roman d'anticipation.

Sans aucun doute, Nelly ou Isabelle n'a jamais laissé personne indifférent mais on retiendra qu'elle aura certainement laisser sa marque dans la littérature d'ici. Le Québec a perdu l'une de ces plus brillantes artistes.

Putain 2001
Folle 2004
À ciel ouvert 2007
L'enfant dans le miroir 2007
Paradis clef en main ( à paraître) 2009 Twit This!

lundi 14 septembre 2009

Le Québec a soif de mots

C'était le Moulin à paroles cette fin de semaine qui soulignait l'événement historique de la victoire des Anglais sur les Français en 1760. Après la controverse de célébrer la victoire de la défaite des Français (qui sont majoritaires au Québec, doit-on le dire ), personne ne voulait créer un événement sur notre propre défaite qui a eu lieu sur les plaines d'Abraham.

Le rappeur Biz de Loco Locass a eu l'idée de rassembler acteurs, écrivains, chefs amérindiens, historiens et politiciens pour lire des textes et faire le panorama de l'histoire du peuple d'ici. Ainsi pendant deux jours, un marathon de lectures de textes divers s'est fait devant une foule de spectateurs bien à l'écoute.

Je n'étais pas à Québec pour vivre l'événement, mais grâce au canal Vox qui a diffusé dans son entièreté les lectures, j'ai pu apprécier des textes écrits par des explorateurs, des politiciens, des poètes, des chefs amérindiens, des sociologues, des journalistes, des chansonniers, etc.

Il y a eu plusieurs moments forts. Je vais en mentionner quelques-uns : le texte d'Honoré Mercier suite à la mort de Louis Riel, défenseur des métis; la déportation des acadiens de John Winslow lu par Luc Picard; la lettre de DeLorimier, chef des patriotes lu par Bernard Landry; le canadien errant chanté par Paul Piché; Les poèmes de Nelligan lus par Andrée Lachapelle et André Melançon; la marche à l'amour de Gaston Miron chanté par Yann Perreau parmi la foule au petit matin; le cinéaste Hugo Latulipe a lu un extrait de Prochain épisode d'Hubert Aquin; le seul politicien fédéraliste présent, Benoît Bouchard a lu un discours de Jean Lesage; Nègres Blancs d'amérique lu par Paul Amarani ; le manifeste du FLQ lu par Luck Merville; suivi de la lecture de la lettre de Pierre Laporte adressée à Robert Bourassa lu par Jean Barbe lui implorant de prendre la bonne décision pour qu'il reste en vie; Maka Koto a lu un discours de René Lévesque datant de 1977 lorsqu'il était à Paris ; Speak White de Michèle Lalonde lu par Jkill; Les chants de gorge de deux innuus; André Ricard a lu un poème de Jean-Guy Pilon, Je murmure le nom de mon pays; l'acteur Luc Picard a lu une lettre de Pierre Falardeau adressée à son fils et écrite en 1995 lors du dernier référendum. Pour terminer, une des signataires du Refus Global, Françoise Sullivan, est venu lire le texte de Borduas et a été chaudement applaudi par la foule.

Il y a eu plusieurs moments de grâce et les gens qui étaient présents avaient soif de paroles. C'était beau à voir. J'espère que les jeunes s'intéresseront plus à l'histoire du peuple francophone d'Amérique du Nord. J'espère qu'ils comprendront que nous sommes encore francophones grâce à nos ancêtres qui se sont battus pour obtenir des droits et que faire oeuvre de paroles, c'est aussi se battre. Alors jeunes du Québec, lisez, écrivez, chantez, rappez. Il y a tant de mots à chanter et à dire encore. Twit This!

mercredi 2 septembre 2009

Les 7 jours du talion

Cinoche.com a mis en ligne la bande-annonce des Sept jours du talion, le premier long métrade de Podz (Minuit, le soir, Au nom de la loi, C.A.). Adapté par Patrick Senécal (Sur le seuil, 5150, rue des ormes) de son propre roman, ce thriller met en vedette Claude Legault dans le rôle d'un père qui, suite au meurtre de sa fille, kidnappe le meurtrier (Martin Dubreuil) et le soumet à sept jours de torture... Mettant aussi en vedette Fanny Mallette et Rémy Girard, le film devrait prendre l'affiche le 5 février 2010. Twit This!

lundi 31 août 2009

Vieillir, dites vous

Romain Gary ne voulait pas vieillir. Dans un entretien avec la journaliste Caroline Monney en 1978, il dit à ce sujet : " Catastrophe. Mais ça ne m'arrivera pas. Jamais. J'imagine que ce doit être une chose atroce, mais comme moi, je suis incapable de vieillir, j'ai fait un pacte avec ce monsieur là-haut, vous connaissez ? J'ai fait un pacte avec lui aux termes duquel je ne vieillirai jamais." C'est en 1979 qu'il se suicida et que l'on découvrit du même coup qu'il avait été aussi Émile Ajar.

Sous ce nom de plume, il avait écrit La vie devant soi dont il gagna le prix Goncourt en 1975. Un roman merveilleusement bien ficelé et beau dont la narration est faite par un garçon d'une dizaine d'année. Momo ou Mohammed est arabe mais habite avec Madame Rosa, une juive qui s'occupe des enfants de prostituées. Il ne connaît pas ses parents. Il ne connaît que Madame Rosa qui s'occupe de lui; le docteur Katz qui connaît sa situation; Madame Lola, travestie africain; Monsieur Hamil, vieux musulman qui confond Momo à Victor Hugo. Ce qui est intéressant dans ce roman, c'est la vision du monde d'un enfant qui mûrit très vite mais qui a ses mots bien propre à lui. Il est lucide et intelligent. Il aime Madame Rosa même si il l'a trouve vieille et moche. Autrefois elle était jolie s'imagine Momo et il trouve que la vie est bien injuste pour les personnes vieillissantes pour toutes sortes de raison. Ils sont vieux; ils ne servent plus à rien; on ne veut plus d'eux, selon les dires de Momo. Madame Rosa vieillit. Elle ne reçoit pas l'argent pour son petit pensionnaire. C'est donc les voisins, le docteur Katz et Madame Lola qui viennent aider Momo avec cette vieille dame qui est chargée de s'occuper de lui. Malgré son jeune âge, c'est Momo qui s'occupe de Madame Lola qui est maintenant sénile. Il voit dépérir tranquillement la seule personne qui l'a aimé.

Gary est si habile avec la langue que l' on croît vraiment que le récit est narré par un enfant. Parfois même les défauts de langue portent une dimension poétique.

On aimera c'est certain cette relation unique entre Madame Rosa et le gentil Momo. Momo apprend vite les leçons de la vie et de l'amour aussi. Il faut lire absolument cet incontournable de la littérature.


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